C'est l'incompréhension, pourtant des solutions sont sur la table

© Jean Housen

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Comme pour l’horeca, le secteur du tourisme et les métiers de la culture, les forains sont eux aussi durement touchés par l’épidémie de coronavirus, puisqu’ils n’ont pas encore pu reprendre leurs activités. Une profession oubliée à l’heure du déconfinement progressif du pays.

Depuis la mi-mars et l’entrée en vigueur des mesures strictes de confinement partout en Belgique, les kermesses et les foires ont été annulées. Une décision compréhensible au regard de l’urgence sanitaire. Mais depuis, le Conseil National de Sécurité permet à plusieurs secteurs d’activités de se relancer. Mais pas tous, dont les forains. C'est l'incompréhension.

En avril, il a fait un temps magnifique mais les forains n'ont pas pu travailler. C’est compliqué et notamment pour ceux qui ont réalisé de gros investissements pour acquérir de nouvelles attractions, parfois en leasing.

Les forains ont imaginé des dispositifs pour encadrer le public, explique Patrick De Corte de l’Union des forains de Bruxelles à la RTBF. Sur un manège, vous pouvez installer une distance d’un mètre 50 par enfant. La désinfection de chaque sujet de l’attraction après chaque tour est possible. Les forains peuvent imposer le masque et même en offrir aux clients. Dans les lunaparks, l’idée est de placer des vitres en plexiglass entre chaque machine et désinfecter chaque appareil pour éviter les risques de contamination. Les idées sont sur la table. 

Patrick De Corte s’étonne également des décisions d'une commune à l'autre, comme on peut le lire sur le site de la RTBF. La Foire de Namur qui a lieu en juillet est annulée. La kermesse d’Auderghem qui a lieu en mai et juin aussi. Pour la Foire du Midi, qui débute mi-juillet, la Ville de Bruxelles n’a pas encore pris de décision. Selon le représentant des forains, attendons avant de se précipiter. La situation sanitaire peut évoluer plus favorablement. Inutile de trancher trop longtemps à l’avance.

Pour les grandes foires, les forains peuvent aussi s'adapter avec la mise en place de couloirs d’entrées et de sorties, des barrières, la présence de stewards pour réguler les flux. Patrick De Corte entend d’ailleurs les propositions des parcs d’attractions de limitation de leur capacité à 5.000 visiteurs par jour. Ce qui est possible dans un parc d’attractions peut l’être dans une foire.

Le représentant des forains souhaiterait des clarifications rapides, notamment pour les petites kermesses, sur les places des villes et des communes. Il y a en des dizaines chaque année. Reprendre les activités début juin, ce serait l’idéal.

© 2020 RTBF / WW

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