350 artistes et techniciens sont concernés

© bunzellisa

© bunzellisa

Disneyland Paris a indiqué qu'il mettait fin aux contrats des intermittents recrutés début 2020 pour ses spectacles, alors que le parc d'attractions est fermé au public depuis le 16 mars en raison de l'épidémie de coronavirus. 350 artistes et techniciens sont concernés.

Le groupe a expliqué à la presse française qu'il n'y a actuellement aucune visibilité sur la reprise des activités et les conditions de performance sont également incertaines. Dans ces conditions, les contrats intermittents sont rompus. Le groupe a rémunéré ses intermittents jusqu'au 31 mars.

Certains ont accepté une rupture de contrat à l'amiable, mais pour la plupart, les contrats sont rompus au motif de force majeure. Selon Le Monde, la direction des ressources humaines de Disneyland Paris avait d'abord envisagé du chômage partiel pour les intermittents, avant de leur proposer une rupture amiable de leur contrat à la date du 1er avril, en raison de "circonstances exceptionnelles". Mais la majorité d'entre eux ont refusé.

Le contrat étant interrompu, les intermittents recevront leur indemnité de congés et pourront prétendre à la couverture par le régime national et spécifique d'assurance chômage, a indiqué Disneyland Paris. Pour les intermittents du spectacle, les périodes de non-activité liées au confinement ne seront pas comptabilisées dans le calcul de leurs droits, afin qu'ils ne soient pas lésés. Les travailleurs intermittents arrivant bientôt à la fin de leur période de prestations chômage continueront d'être indemnisés.

En France, le statut spécial d'intermittent du spectacle permet aux artistes ou techniciens professionnels qui travaillent pour des entreprises du spectacle, du cinéma, et de l'audiovisuel, suivant des critères de nombres d'heures travaillées (507 heures) et après une cotisation sociale spécifique supplémentaire, de bénéficier des allocations de chômages pour les périodes sans contrat.

Le risque existe toutefois que certains ne valident pas suffisamment d'heures pour pouvoir conserver leur statut d'intermittent. Le groupe assure que les intermittents dont le contrat a été rompu peuvent continuer à rester dans leur logement à Disneyland Paris jusqu'à ce qu'ils puissent s’organiser, trouver un nouvel hébergement ou rejoindre leurs familles, et qu'il en prend en charge le coût.

© 2020 LM

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :