Euro Disney comparaissait ce mercredi devant le tribunal de Meaux pour blessures involontaires

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La société Euro Disney (qui exploite Disneyland Paris) comparaissait ce mercredi 13 mars au tribunal de Meaux pour blessures involontaires. Le jugement sera rendu le 9 mai, nous rapporte Le Parisien.

Disneyland Paris a été le théâtre d'un terrible accident le 25 avril 2011, faisant 5 blessés, dont un grave.

Ce jour-là, alors qu'il se trouvait dans le train de Big Thunder Mountain (train de la mine), un visiteur avait été grièvement blessé à la tête par une poutre. Un rocher en résine s’était détaché pour tomber sur la locomotive, augmentant alors son gabarit. C’est au moment de rentrer dans un second tunnel qu’une poutre avait été arrachée, tombant sur la victime.

« Je connaissais cette attraction. J’ai commencé à recevoir des projections. Je me suis couché sur mon fils pour le protéger », a raconté cet habitant de Grenoble (Isère) de 46 ans, qui avait été héliporté vers un hôpital, avant d’être placé en coma artificiel. Aujourd’hui, il marche difficilement et bouge son bras droit avec peine.

La présidente du tribunal s’est étonnée que Euro Disney n’ait pas diligenté d’enquête interne à l’époque, vu les enjeux pour le parc. Réponse du directeur juridique, qui représentait l’entreprise : « Nous avons pris le parti de coopérer avec la police et de faire confiance. Et nous avons fait en sorte que cet accident ne puisse plus se reproduire, en supprimant les rochers articulés ».

Deux rapports d’expertise - évoquant un amortisseur et un freineur d’air manquants (retrouvés au sol après l’accident) - ont été décortiqués. Pour le procureur-adjoint, qui a requis 50 000 € d’amende, il y a bien eu « violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence ». Selon lui, si les contrôles obligatoires sur l’attraction ont bien eu lieu, « ils n’ont pas été effectués avec suffisamment de sérieux ».

Les deux avocates représentant Euro Disney ont plaidé la relaxe s'appuyant sur la jurisprudence qui « impose de désigner une personne physique » dans les poursuites et qualifiant les conclusions de l’expert « d’hypothétiques, de contradictoires et de contestables ».

Le jugement sera rendu le 9 mai 2019.

© 2019 LP

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