Le parc à thème Avalonys, consacré aux légendes bretonnes et arthuriennes, ne se fera pas à Guipry-Messac

© Avalonys

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Avalonys, contraction de la cité engloutis d’Ys et de l’île Avalon, où est emmené le Roi Arthur après sa dernière bataille, c'est aussi le nom du projet de parc à thème connecté autour des légendes bretonnes et arthuriennes à Guipry-Messac, au sud de Rennes. Le premier site touristique payant en Bretagne, avec 500 000 visiteurs dès la première année de fonctionnement, prévu d'ici 2022.

Aujourd’hui, la société Enez Aval qui porte le projet, fait savoir qu’elle « accélère son développement ». Il rime avec déménagement. « Les conditions de réalisation du projet n’étant plus présentes sur le site de Cormeré, à Guipry-Messac, à l’unanimité, les 27 associés, membres fondateurs de la société ont décidé de porter le projet sur un autre site en Bretagne », explique-t-elle au quotidien Ouest-France.

La forte médiatisation a suscité l’intérêt de plusieurs propriétaires de terrains, convaincus du réel potentiel économique, touristique et culturel du projet. Ces dernières semaines, elle a reçu des propositions, dont une qui a particulièrement retenu son attention.

Le nouveau site, « déjà sécurisé », « présente toutes les caractéristiques nécessaires au développement d’un grand parc à thème mêlant histoire, innovation et développement durable », assure Enez Aval, qui ne souhaite pas en révéler davantage pour le moment.

À Guipry-Messac, depuis plusieurs mois, la situation commençait à se tendre. Citoyens et agriculteurs se sont mobilisés contre cette création sur des terres agricoles. Une association, La Puce, s’est développée, ainsi qu’une union syndicale. Les syndicats agricoles se sont d’ailleurs réunis sur place, vendredi 30 mars pour donner un point presse.

La menace d’une nouvelle ZAD commençait aussi à planer. Face aux pressions, les élus de Vallons-de-Haute-Bretagne communauté ont montré des premiers signes d’hésitation, repoussant le vote d’une avance financière pour Enez Aval.

La société abandonne le site, mais pas le projet, estimé à 100 millions d’euros. « Le parc verra bien le jour. » En attendant, elle remercie toutes « les personnes, les collectivités et la CCI de Redon et d’Ille-et-Vilaine » qui les ont « soutenus dans cette phase de définition » et qui « se sont impliquées dans les comités de pilotage ». Elle souligne également les « soutiens indéfectibles » de l’association Oui à Arthur et de Sir Graal.

© 2018 OF / WW

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