Walygator Parc (France)

Didier et Claude Le Douarin, ancien propriétaire du parc d’attractions français Walygator (2006-2013), ont été placés en garde-à-vue mardi par la section de recherche de Metz (Moselle) pour être entendus.

Selon la presse locale, après des mois d'enquête, la justice est sur le point de comprendre comment le parc d'attractions Walygator sous l’air des frères Le Douarin s'est retrouvé en grande difficulté financière. Pointée du doigt, la gestion des deux ex-patrons, des forains, s'est avérée particulièrement douteuse.

Après avoir racheté le parc d'attractions de Maizières-lès-Metz en 2006, les deux frères vont multiplier les « coups » en rachetant la plupart des boîtes de nuit de la région de Metz. En quelques années, ils construisent un véritable empire du divertissement, du loisir et de la fête. Une réussite affichée à coup de soirées, de voiture de luxe et de bonnes tables.

Le juge d'instruction chargé de l'enquête après l'ouverture d'une information judiciaire en 2013 se penche sur les transferts d'argent réalisés entre les différentes sociétés des deux entrepreneurs. De l'argent transitait en somme importante entre le Cotton Club, le parc d'attractions Walygator et d'autres boîtes de nuit.

Pour la justice, l'abus de biens sociaux pourrait être caractérisé. En tout cas, une source judiciaire note que l'empire Le Douarin était « géré comme une même et unique société ». Une gestion pointée du doigt par le mandataire financier lors du séisme judiciaire de la période de redressement du parc. Il s'est avéré que ces transferts d'argent ont alerté l'autorité judiciaire.

La garde-à-vue qui se poursuit mercredi devra également éclairer les enquêteurs de la brigade de recherche de Metz sur l'incroyable train de vie mené par les deux entrepreneurs. Des dirigeants qui avaient d'ailleurs leur rond de serviette dans la plupart des collectivités, profitant d'un important et solide réseau politique. Voitures de luxe, voyages, soirées, restaurants... La réussite des deux frères Le Douarin ne faisait aucun mystère dans la région alors même que certaines de leurs entreprises était au bord du dépôt de bilan. Selon Le Républicain Lorrain, un enrichissement personnel de 100 000 euros est même soupçonné.

Dernier point de mystère pour les enquêteurs: la grande roue. Mais où est passée cette grande roue de 40 mètres visible à des kilomètres à la ronde qui faisait la joie des visiteurs du parc d'attractions ? Volatilisée pendant l'hiver 2012 pour rejoindre le marché de Noël de Gand en Belgique, elle n'a jamais retrouvée le sol lorrain alors qu'elle constituait un actif du parc. Un mystère qui fait rire jaune la nouvelle propriétaire du parc, très intéressée par le sort de ce manège. Les enquêteurs également qui reconnaissent un élément « trouble » dans ce dossier.

© 2014 W.W

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