Le 9 mai 2014 dernier, une fillette de Gandrange (Moselle) était sérieusement blessée dans un accident sur une montagne russe du parc d’attractions français Didi’Land en Alsace. Six mois plus tard, l’enfant va mieux et les experts ont rendu leurs conclusions.

Ce jour-là, une sortie organisée par le centre aéré local de Gandrange avait permis à une quarantaine d’enfants de vivre quelques sensations fortes. Embarqués dans une des voitures du Cyclone Coaster, quatre d’entre eux avaient dévalé le lift en arrière (effet rollback) d’une dizaine de mètres après le décrochage de leur véhicule de la chaîne de la remontée mécanique.

La collision avec la voiture qui précédait avait envoyé à l’hôpital deux des passagères. L’une d’elle en sera quitte pour une grosse frayeur tandis que l’autre souffrira d’un traumatisme crânien ainsi que d’une fracture du rocher, juste derrière l’oreille.

Les experts dépêchés sur place depuis la mise sous scellé de l’attraction ont rendu leur rapport : « La chaîne qui entraînait les voitures est à l’origine du problème », a expliqué Arthur Wernert, directeur du parc, au quotidien le Républicain Lorrain.

Il s’avère d’après les conclusions du rapport, que la chaîne de 17 mm incriminée du lift n’était pas suffisamment épaisse pour que les voitures s'y accrochent correctement. Une chaîne d’origine pourtant fournie par le constructeur de l’attraction, l’italien SBF Visa Group.

Comme sur tous les roller-coasters, celui-ci est pourtant aussi équipé d’un système anti-rollback qui empêche les voitures de repartir en arrière en cas d’avarie, fonctionnant de manière entièrement mécanique. Il semble que celui-ci n’aurait pas non plus fonctionné, la voiture se serait levée légèrement, empêchant les clapets installés sous le véhicule d’entrer en contact avec les dents de la crémaillère anti-rollback.

Cyclone Coaster a été revu et corrigé, avec une nouvelle chaîne de 5 cm d’épaisseur. Par ailleurs, le constructeur s’engage à revoir ses installations sur ce type de roller-coaster très répandu, qui pourtant ont toujours été homologués conformes par les instances de contrôles techniques, et ce, partout dans le monde.

Reste désormais à attendre une date d’audience du tribunal qui départagera les responsabilités dans ce fâcheux accident.

© 2014 L.K

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :